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Achat Vente Immobiliére : Agences immobilières : l’UFC-Que choisir met en garde
L’UFC-Que choisir vient de publier une enquête (réalisée en avril dernier en Ile de France auprès de 166 agences) sur les agissements abusifs de certaines agences immobilières pour le marché locatif.
Parmi ces pratiques épinglées, nous pouvons citer le défaut d’affichage des diagnostics énergétiques (DPE), les honoraires bien trop élevés ou encore des demandes de garanties beaucoup trop conséquentes pour les futurs locataires.
C’est donc clairement la conformité de ces agences-là face à leurs obligations légales qui est ici dénoncée par l’organisme.
Ainsi, si un tiers des agences n’affichent pas ses tarifs en vitrine et moins de 75% d’entre elles le font pour le diagnostic de performance énergétique, et ce, alors que cela fait près de six mois que la loi inhérente a celui-ci est passée.
L’UFC-Que choisir précise :
« Ceci joue clairement contre le marché et contre les futurs locataires car les tarifs de l’énergie n’ont sans doute jamais été aussi élevés ».
Cela dit, comme la loi est passée il y a peu, beaucoup de bailleurs n’ont tout simplement pas encore pris le temps de transmettre aux agences leurs données.
M.Martina, salarié de l’agence Capitale immobilier dans le 9eme arrondissement de Paris, vole au secours des propriétaires et dédouane ses homologues :
« Les bailleurs privés peinent à faire rapidement accomplir le DPE, et ceci est d’autant plus vrai et complexe lorsque leurs locataires occupent toujours les lieux. Et puis c’est également vrai que personne ne semble réellement le réclamer non plus ».
Dans son rapport, l’organisme dénonce aussi les garanties beaucoup trop conséquentes qui sont demandées aux futurs locataires. Ainsi, plus d’une agence sur huit demande encore des pièces pourtant interdites, comme une attestation du précédent bailleur ou encore une attestation de l’employeur, et ce, même si celui qui dépose un dossier a déjà fourni son contrat de travail ainsi que ses trois dernières fiches de paye.
Mais ce que pointe surtout du doigt l’UFC, ce sont les tarifs pour le moins déraisonnables pratiqués par certaines agences. Ainsi, c’est en moyenne 1,1 mois de loyer hors charges qui est demandé au candidat, et ce, alors que les services rendus en contrepartie de cette caution ne semblent pas du tout en adéquation. Autre manière de signifier que c’est surtout aux propriétaires que profite l’opération.
M.Martina contre-attaque :
« Je ne crois pas à ce déséquilibre dans le service rendu que dénonce l’UFC. En fait, on peut aussi considérer que ces sommes que payent les locataires se justifient par tous les biens qu’ils visitent sans les prendre, même chose pour les propriétaires vis-à-vis des candidats qui viennent visiter leurs biens. Il ne me parait donc pas erroné d’affirmer que système (bail+état des lieux) sert autant les intérêts des deux parties ».
Assertion aussitôt rejetée par l’organisme qui tient à rappeler que, si la loi devait être stricto sensu appliquée par les tribunaux compétents (et notamment par la cour d’appel de Grenoble dans un arrêt daté de 2004), le candidat futur locataire ne devrait s’acquitter auprès de l’agence que des seuls frais de rédaction de l’acte
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