Catastrophe naturelle Lors de certaines conditions climatiques comme les tempêtes, séismes, inondations, glissements de terrain…… Les compagnies d’assurances ne remboursent rien tant que le ministère de l’intérieur n’a pas autorisé le préfet du département sinistré, à signer un arrêté reconnaissant l’état de « catastrophe naturelle ». Si l’état rechigne parfois à reconnaître les faits, c’est qu’il doit rembourser la moitié des indemnisations aux assureurs, par le biais de la caisse centrale de réassurance qui est une entreprise publique, ou directement. Mais la franchise nationale est à la charge des assurés, décourageant certains de déclarer le sinistre et de patienter des mois avant que l’état ne se décide, surtout pour des sommes avoisinant celle de la franchise.
Des centaines de sinistrés entendent le même verdict négatif de la part des assureurs, qui ont trop tendance à minimiser les dégâts en les estimant pas assez graves pour entrer dans les critères d’indemnisation.
A titre d’exemple, le coût de la canicule de 2003 en matière de détériorations des habitations privées, des bureaux et de divers bâtiments a couté la bagatelle de plus de 1 milliard d’euros à l’état. Il en est de même du montant de la note laissée par les inondations du sud de la France, qui a été payée, par moitiés, par l’état et les compagnies d’assurances. Les crues de 2002 toujours dans le sud de la France ont couté 600 millions d’euros et les inondations de la Somme, 60 millions d’euros.
Le débat reste donc très vif entre le ministère de l’intérieur qui décide ou non de signer les arrêtés ministériels, et celui des finances qui doit régler l’ardoise.
Entretemps, les sinistrés restent en attente d’obtenir un arrêté trop difficile à pondre
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