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Caution solidaire et indivisible Vous vous portez caution lors de la souscription d’un crédit immobilier, les banques demandent en général à l’emprunteur, qu’une personne se porte caution. C’est également le cas lors de la signature d’un bail. Ainsi si un proche vous demande de vous porter caution pour son emprunt ou son loyer. A quoi cela vous engage-t-il ?
L’acceptation d’un tel engagement signifie que, si l’emprunteur ou le locataire ne paie plus, c’est vous, en tant que caution, qui devrait le faire à sa place. Et si vous avez signé un engagement de « caution solidaire et indivisible », ce qui est le cas le plus fréquent, la banque ou le bailleur peut s’adresser à vous avant de poursuivre votre proche, le débiteur, en paiement. S’il y a d’autres cautions que vous, vous pouvez même, être obligé de payer la totalité de la somme due, quitte à demander ensuite aux autres qu’elles vous versent leur part. Un conseil : Bien qu’il ne soit pas facile de refuser, mesurez la portée de votre engagement. Un délai est prévu si vous changez d’avis : 10 jours dans le cadre d’un crédit immobilier et 7 jours pour un crédit à la consommation. En revanche, il n’existe pas de délai de rétractation pour les cautions données pour un bail. L’engagement que vous avez pris envers le bailleur est définitif jusqu’au terme du bail prévu, une seule échappatoire, mais qui sera coûteuse : celle de régler le montant des loyers restants. C’est un acte anodin de la vie quotidienne que de vouloir accepter de cautionner un proche parent ou enfant, pourtant c’est un geste qui n’est pas sans conséquences pour vous, dans le cas ou le locataire ne peut plus faire face au paiement de ses loyers ou l’emprunteur de rembourser son emprunt.
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