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Fer forgé Sous des dehors froids et austères, le fer forgé se plie à tout. Une fois chauffé, soudé, meulé, battu, limé et martelé, il prend toutes les formes. Spiralé, torsadé ou courbé, il s’adapte à tous les styles. C’est au début du siècle qu’il renait de ses cendres.
Longtemps réservé à la réalisation de balcons, enseignes ou mobilier de jardin, la déferlante plastique des années 60 ne laisse aucune chance au fer forgé. Il faudra attendre les années 80, pour qu’il retrouve le devant de la scène.
Il intègre le décor intérieur associé au verre, au marbre ou au bois. Les décorateurs s’initient au métier de la forge, cette « technique magique qui vient du feu » et apprivoisent le matériau. Depuis, il résiste à tous les mouvements de mode, on a stylisé les formes (liane, graphique, en trait…..) pour faire de l’intemporel.
On lui garde son aspect brut, on parle alors de fer battu. Histoire de rappeler que tout est fait main par des artisans-ferronniers. Sa seule faiblesse était la rouille qui n’est plus aujourd’hui qu’un mauvais souvenir. A grands renfort de patines, de laques époxy et d’oxydations, le fer forgé décidément résiste à tout et s’est forgé une réputation de dur à cuire. On le trouve dans notre salon sous la forme de structure de console baroque ou de table basse, la salle à manger n’est pas épargnée avec sa table en verre, mêlée à un support en fer forgé de différents modèles de grands créateurs à laquelle se rajoute une série de chaises à différents dessins , il intègre même la chambre à coucher avec de magnifiques têtes de lit, le luminaire rivalise également d’arabesques en fer forgé sous la forme de lampadaire ou d’appliques murales.
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