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location immobiliére : Immobilier : l’UFC Que Choisir dénonce les manquements de certaines agences
La célèbre association de consommateurs UFC Que Choisir vient de pointer du doigt les « pratiques peu louables » des agences immobilières hexagonales qui, selon elle, n’ont de cesse d’accumuler les violations à la loi de notre pays.
Pour ainsi juger les agences, l’association s’est appuyée sur une enquête d’opinion accomplie auprès de 1056 d’entre elles. Et ses résultats sont sans appel dans le sens où ils avèrent clairement qu’une bien trop grande partie de ces agences en question ne respectent pas la loi qui leur impose pourtant d’afficher les informations obligatoires à destination de la clientèle.
Voila pourquoi l’UFC Que Choisir affirme que, dans un cas sur cinq, les honoraires n’étaient pas plus affichés en vitrine que visibles de l’extérieur, et ceci, alors que les agences en ont bel et bien l’obligation depuis maintenant 20 ans.
Par ailleurs et si l’on poursuit sur ces manquements à la loi pointés par l’association de consommateurs, l’obligation d’affichage du diagnostic performance énergétique (le fameux DPE) n’est quant à lui respecté que dans sept agences sur dix. En clair, 30% de ces dernières semblent encore s’en moquer alors qu’afficher le DPE est devenu obligatoire depuis près de quatre mois déjà.
Et cela ne s’arrête pas là : en effet, 62% des agences se croient encore autorisées à demander à leurs clients des documents qui, pourtant, sont strictement interdits, tels l’attestation de l’employeur (pour 46% d’entre elles), celle du précédent bailleur (10%) ou encore une photographie de la carte d’identité, également pour 10% d’entre elles.
Et si l’on se penche sur les honoraires versés par les locataires (qui représentent en moyenne plus de 90% du loyer mensuel hors charge), ils sont également jugés prohibitifs. Et ce, alors que selon la fameuse association, le locataire ne doit en fait à l’agence que la seule rédaction de son bail.
Notons également que, alors que quand bien même la situation financière du futur locataire est considérée comme tout à fait satisfaisante (dans la mesure où son revenu mensuel est trois fois plus important que le montant de son loyer), le manque de garant a malgré tout posé un problème dans un petit tiers des dossiers.
Ce qui fait dire à M.Bazot, président de l’association de consommateurs, que « la profession d’agent immobilier est en pleine illégalité et dans une immunité totale ».
Enfin, rappelons que l’enquête de l’UFC Que Choisir a été accomplie par des personnes non rémunérées sur une période allant du 14 mars au 2 avril de cette année.
Plus de mille agences immobilières (1056 précisément) ont donc été sollicitées autour du scénario suivant : aider un jeune membre de sa famille à trouver un appartement à louer de deux pièces et mesurant 40m2.
Le pseudo candidat de l’association possédant, en l’espèce, un dossier solide et répondant donc en tous points aux obligations légales. C'est-à-dire qu’il avait un salaire mensuel supérieur ou égal au montant de son loyer mais n’avait pas de garant.
Les résultats de ce test grandeur nature, on l’a vu, sont pour le moins édifiants : un nombre encore bien trop conséquent d’agences immobilières ne respecte en effet toujours pas les obligations légales qui sont pourtant les leurs.
Le marché immobilier, on le sait bien, est particulièrement tendu et difficile. Surtout celui qui touche les locations dans les grandes agglomérations de notre pays où les places sont de plus en plus chères dans la mesure où….La demande est toujours bien plus forte que l’offre.
D’où l’explosion des prix, certes, mais pas que cela : d’où également l’étendue d’un certain nombre de pratiques litigieuses voire même franchement illégales.
En ces temps de crise financière et d’avenir incertain, s’il est normal que les bailleurs souhaitent se prémunir le plus possible contre les risques (notamment de loyers impayés) il est également tout aussi normal que ces mêmes bailleurs et autres agences immobilières respectent les lois de notre pays.
Une loi, en effet, est faite pour être respectée. Et ce, même si le marché est très tendu.
Rappelons-le : si les locataires ont des devoirs, ils ont aussi des droits à faire valoir. Autre manière de dire que les professionnels de l’immobilier ne sont pas et ne doivent assurément pas se sentir au dessus des lois. Car comme le rappelle le célèbre adage, en effet nul n’est censé ignorer la loi…
Gageons donc que cette enquête de l’UFC Que Choisir saura remettre à l’heure les pendules des agences immobilières…
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