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Vente Immobiliére : Le Centre d’Analyse Stratégique craint l’apparition d’une bulle immobilière en France
Confrontés depuis maintenant quelques années à un certain nombre de difficultés pour trouver une location, les Français ont de plus en plus le sentiment d’être actuellement confrontés à une crise du logement. Afin de disposer d’une information claire et précise en la matière, le Centre d’Analyse Stratégique, organisme dépendant directement du Premier Ministre, a réalisé une étude dont il vient de publier les résultats, laissant apparaître une certaine déconnexion entre l’évolution du prix des biens immobiliers et celle des loyers, le coût d’acquisition ayant, en effet, enregistré une hausse particulièrement importante au cours des 25 dernières années, alors que, dans le même temps, les montants versés pour la location d’un logement ont, quant à eux, connus une augmentation plus modérée, en rapport avec l’évolution du coût de la vie.
Si le dossier publié par le CAS laisse apparaître une augmentation du montant des loyers en accord avec la progression des prix à la consommation sur les 25 dernières années, l’organisme constate toutefois une certaine diminution dans la capacité des Français à trouver aujourd’hui un logement, celui-ci expliquant cette situation par l’augmentation de la taille moyenne des habitations proposées à la location, qui, pour une même catégorie d’offres, permet de bénéficier d’un plus grand espace, cette progression se répercutant alors sur les loyers, celle-ci se trouvant aussi renforcée par la diminution du nombre de membres par foyer, dans la mesure où, en 1975, il y avait alors 2,9 personnes par ménage, tandis que, à présent, cette proportion est aujourd’hui passée à 2,3, diminuant ainsi les ressources disponibles, l’ensemble de ces faits rendant encore plus délicat l’accès au parc immobilier locatif.
Toutefois, toujours d’après le dossier publié par le CAS, la situation s’avère être plus préoccupante en ce qui concerne le prix des biens immobiliers anciens, qui aurait vu leur valeur doubler en seulement 25 ans, l’organisme dégageant plusieurs causes à cette évolution, comprenant notamment la généralisation des dispositifs d’aide, tels que le Prêt à Taux Zéro ou encore les mesures de la loi TEPA, permettant d’obtenir une déduction fiscale des intérêts d’un emprunt immobilier, l’influence de ces dispositifs ayant été renforcée par la possibilité offerte aux emprunteurs de profiter de durées de remboursement plus étendue et de taux d’intérêt toujours plus bas, augmentant ainsi d’autant la capacité des investisseurs face aux prêts.
Si l’ensemble de ces mouvements ne semblent pas encore aujourd’hui dans une phase critique, comme le souligne le CAS, la formation d’une bulle spéculative immobilière apparaît cependant comme une conséquence qu’il convient de prendre au sérieux, pour ne pas se voir confronté à un effondrement dont les conséquences pourraient se révéler extrêmement néfastes sur l’économie, comme ceci a été le cas en 2008 aux États-Unis, cette détérioration pouvant aussi venir s’ajouter à la difficulté des Français à trouver un logement, ceux-ci étant de plus en plus nombreux à affirmer que ce poste de dépenses représente une charge trop lourde pour leurs revenus, ce phénomène touchant aujourd’hui plus de 50 % de la population et laissant ainsi craindre une nouvelle dégradation du marché de l’immobilier locatif.
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