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Immobilier : vendeurs cherchent acheteurs désespérément

Vendredi 21 Décembre 2012 à 18:28
Immobilier : vendeurs cherchent acheteurs désespérément

Le magazine L’expansion publiait, en septembre dernier, des chiffres alarmants sur la situation de l’immobilier en France. Selon Sébastien de Lafond, fondateur du site meilleursagents.com, « sur une période d'un an et demi, on a perdu 40 % des acheteurs et 30 % des vendeurs ». Ce constat explique la baisse de 30 % à 40 % du volume des transactions. En effet, depuis les mois de juin et de juillet, les acheteurs semblent attendre une baisse du marché. Conjuguée aux resserrages des accès aux crédits par les banques et à la suppression du prêt à taux 0, cette tendance n’a pu que s’affirmer.

Concrètement, les vendeurs demeurent inflexibles sur les prix et les acheteurs sont dans l’attente d’une amélioration du marché. Actuellement, les transactions reposent sur le degré d’urgence des vendeurs à se séparer de leur bien.

Les acheteurs dans l’expectative

Moral positif. Selon l’indice du moral immobilier, délivré par TNS Sofres – Logic-immo.com, 51 % des acheteurs potentiels estiment que la période est favorable à l’acquisition d’un bien immobilier. Cet optimisme est motivé par la baisse graduelle des taux de crédit immobilier, en 2012 : en janvier, seulement 24 % des personnes interrogées soulignaient l’attractivité des taux, contre 58 % aujourd’hui. Et cela, malgré la difficulté d’obtenir un crédit (56 %).

Stratégie d’attente. Mais cet enthousiasme ne supplante pas l’attentisme ambiant, qui caractérise, actuellement, le marché de l’immobilier. A l’image d’un ciel couvert - aux nuances infinies de gris – n’offrant, ni pluie, ni rayons de soleil. La majorité reste convaincue que les prix baisseront dans les 6 prochains mois, confirmant une situation stationnaire, qui dure depuis la fin de l’année 2011.

Contexte. Ce manque de dynamisme à l’achat est, également, conditionné par la situation personnelle et nationale. Dans la conjoncture actuelle, près de 72 % des ménages prévoient une dégradation du niveau de vie national, au cours du semestre à venir. Cette tendance, déjà observée en janvier 2012 (73 %) contribue à geler les décisions des Français : ils préfèrent attendre de voir à quelle sauce ils seront manger. En outre, quelle conséquence aura l’application des différents projets du gouvernement, comme la taxation des plus-values, l’arrivée de 500 000 logements supplémentaires, chaque année, etc. A titre personnel, 17 % des personnes interrogées ont constaté une altération de leur confort de vie, contre 13 % en juillet 2012 et 15 % en janvier.

Actuellement, un grand nombre de professionnels de l’immobilier pousse le gouvernement à adopter des mesures concrètes, pour redynamiser le marché et faciliter l’accession à la propriété. Concrètement, ils proposent de remettre en place le prêt à taux 0, pour les logements anciens, voire même, de l’élargir aux habitations neuves. Mais certains suggèrent, aussi et surtout, de s’intéresser à la solvabilité réelle des ménages français. « Les prix, dans l'ancien et dans le neuf, sont totalement déconnectés des moyens des acheteurs, ce qui est une situation très spécifique à la France» explique Henry Buzy-Cazaux, président de l'IMSI. Ce dernier estime que la relance du marché passe par une baisse des prix, pour permettre, à nouveau, aux ménages, de financer leurs projets immobiliers.