Guide comparatif des meilleurs matériaux pour toiture

11 mars 2024

Tuiles en terre cuite, ardoise naturelle, zinc, bac acier, chaume ou bardeaux bitumés : le choix d’un matériau de couverture influence l’apparence de la maison, mais aussi le poids supporté par la charpente, la pente nécessaire, l’entretien et le coût de la toiture. Il n’existe donc pas de matériau universellement meilleur que les autres.

Une toiture adaptée doit avant tout être compatible avec la forme du bâtiment, le climat local, les prescriptions d’urbanisme et la structure existante. En rénovation, l’état de la charpente et de l’ancienne couverture doit également être contrôlé avant de remplacer un matériau lourd par un autre ou de modifier la conception du toit.

Couverture, isolation et charpente : ne confondez pas leurs rôles

Le matériau visible à l’extérieur constitue la couverture. Son rôle principal est de protéger le bâtiment contre la pluie, la neige, le vent et les autres agressions climatiques.

La performance thermique du toit dépend principalement de l’isolant et de la qualité de sa mise en œuvre. Une couverture en tuiles, ardoises ou métal n’isole donc pas à elle seule suffisamment une maison chauffée.

La charpente reprend quant à elle les charges de la couverture, auxquelles s’ajoutent notamment les effets du vent et de la neige. Avant de changer de matériau, il faut donc vérifier que la structure peut recevoir le nouveau système.

Quels critères comparer pour choisir un matériau de toiture ?

Le prix au mètre carré est un critère important, mais il ne devrait intervenir qu’après plusieurs vérifications techniques.

  • La pente du toit : chaque famille de couverture possède ses propres conditions de mise en œuvre.
  • Le poids : la charpente doit pouvoir reprendre les charges de la nouvelle couverture.
  • Le climat : pluie battante, vent, neige, embruns marins et fortes chaleurs influencent le choix.
  • Les règles locales : le PLU peut imposer ou limiter certains matériaux, formes ou couleurs.
  • La durée d’utilisation attendue : elle dépend du matériau, mais aussi de la qualité de pose et de l’entretien.
  • La facilité de réparation : certains systèmes permettent de remplacer localement un élément endommagé.
  • Le niveau d’entretien : accumulation de mousses, corrosion, fixations et éléments de zinguerie doivent être surveillés différemment selon les couvertures.
  • L’esthétique : la couverture représente une part importante de l’aspect extérieur de la maison.

La toiture en tuiles de terre cuite : un choix très répandu

La tuile en terre cuite est courante sur les maisons françaises, avec des formes qui varient selon les régions et les pentes : tuiles plates, canal, à emboîtement ou à relief notamment. Il faut donc éviter de regrouper sous le mot « tuile » des produits aussi différents que le béton, l’ardoise ou le bois.

Toiture couverte de tuiles en terre cuite

Les tuiles en terre cuite offrent un choix important de formes et de teintes. Elles permettent ainsi de conserver l’identité architecturale de nombreuses maisons traditionnelles.

La pose doit cependant respecter la pente, l’exposition au vent et à la pluie ainsi que les prescriptions correspondant au modèle utilisé. Une tuile adaptée à une toiture fortement inclinée n’est pas automatiquement autorisée sur une faible pente.

Les principaux avantages des tuiles

  • Large disponibilité et nombreux modèles.
  • Bonne résistance lorsqu’elles sont adaptées au climat et correctement fixées.
  • Réparation localisée relativement simple dans de nombreuses configurations.
  • Aspect compatible avec de nombreux styles régionaux.
  • Matériau minéral qui ne nécessite pas de protection anticorrosion.

Le remplacement des tuiles endommagées peut effectivement être réalisé individuellement lorsque l’accès et l’état général de la couverture le permettent. Si de nombreuses tuiles deviennent poreuses, cassantes ou se déplacent, il faut cependant examiner l’ensemble du toit plutôt que multiplier les réparations ponctuelles.

Quels sont leurs points faibles ?

Une toiture en tuiles est plus lourde qu’une couverture métallique légère. La charpente doit donc être dimensionnée en conséquence. Les tuiles peuvent également se fissurer sous l’effet d’un choc, d’un déplacement sur le toit ou de certains phénomènes climatiques.

L’entretien ne signifie pas qu’un démoussage agressif doit être réalisé chaque année. Il consiste surtout à contrôler la couverture, retirer les accumulations gênantes et remplacer les éléments détériorés lorsqu’ils compromettent l’étanchéité.

La tuile en béton : une alternative à la terre cuite

La tuile en béton ressemble par son principe de pose à certaines tuiles en terre cuite, mais sa composition est différente. Elle est produite à partir de ciment, de sable et de pigments ou traitements de surface selon les produits.

Elle offre des formes et coloris variés et peut constituer une solution intéressante lorsque les règles locales et la charpente permettent son utilisation.

Son poids doit être intégré au dimensionnement de la structure. Son aspect peut également évoluer au fil du temps sous l’effet des conditions climatiques et des dépôts de surface. Comme pour la terre cuite, il faut vérifier la pente minimale du modèle retenu plutôt que raisonner à partir d’une valeur unique.

L’ardoise naturelle : durable et adaptée aux architectures traditionnelles

L’ardoise naturelle est une roche qui est extraite puis fendue en éléments minces. Elle n’est donc pas fabriquée en bois, contrairement à ce qu’indique parfois une définition erronée.

Sa teinte sombre et son format donnent un aspect caractéristique aux bâtiments de nombreuses régions françaises. Une ardoise de qualité correctement posée peut offrir une durée d’utilisation particulièrement longue.

La qualité du matériau doit néanmoins être vérifiée. Toutes les ardoises naturelles n’ont pas exactement la même résistance au gel, à l’oxydation ou aux conditions climatiques.

Une pose qui demande un savoir-faire spécifique

La couverture en ardoise impose une disposition précise des éléments, avec un recouvrement adapté à la pente et à l’exposition. Les crochets ou clous, le support et les raccords de zinguerie doivent former un ensemble cohérent.

En rénovation, l’état de la charpente et du support doit être contrôlé. Le projet doit disposer d’une bonne charpente capable de reprendre les charges prévues, mais le poids réel doit être calculé à partir du système retenu plutôt qu’à partir de l’idée générale selon laquelle l’ardoise serait toujours « très lourde ».

Ardoise en fibres-ciment : ne la confondez pas avec l’ardoise naturelle

Les produits qui imitentent l’ardoise sans utiliser de roche naturelle sont généralement des éléments en fibres-ciment. Les produits actuels associent notamment du ciment et différentes fibres de renfort.

Ils peuvent reproduire l’aspect d’une couverture en ardoise avec un produit industrialisé dont les dimensions et caractéristiques sont régulières. Leur comportement esthétique et leur durée d’utilisation ne sont toutefois pas identiques à ceux de l’ardoise naturelle.

Attention à l’amiante sur les anciennes couvertures

Dans un bâtiment ancien, une plaque ou une « fausse ardoise » en fibres-ciment peut contenir de l’amiante lorsqu’elle a été fabriquée avant l’interdiction de ce matériau en France en 1997.

La présence d’amiante ne peut pas être déterminée de manière fiable simplement en regardant la couverture. Avant de percer, découper, poncer, démousser mécaniquement ou déposer d’anciens éléments en fibres-ciment, faites identifier le matériau lorsque sa composition est incertaine.

Le zinc : une couverture métallique durable et façonnable

Le zinc est particulièrement utilisé sur les toitures à joints debout, sur certains bâtiments urbains et pour les ouvrages de zinguerie. Sa malléabilité permet de traiter des géométries qui seraient difficiles à couvrir avec de grandes tuiles rigides.

Il présente également un faible poids par rapport à de nombreuses couvertures minérales. Sa surface développe progressivement une patine qui contribue à sa protection.

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La pose demande toutefois un savoir-faire spécifique. Le zinc se dilate avec les variations de température : les assemblages et fixations doivent permettre ces mouvements sans provoquer de déformation ou de rupture.

Il faut également éviter certains contacts incompatibles entre métaux susceptibles de favoriser une corrosion électrochimique. Les raccords avec la zinguerie, les évacuations d’eau et les autres éléments du toit doivent donc être conçus comme un ensemble.

Le bac acier et les couvertures en acier

Le bac acier est composé de tôles profilées protégées contre la corrosion par différents revêtements selon le produit. Sa légèreté et sa rapidité de mise en œuvre expliquent sa présence sur les bâtiments agricoles et industriels, mais il est également utilisé sur certaines maisons contemporaines.

Il existe des profils et finitions très différents, dont certains sont spécifiquement conçus pour l’habitat. Le support, les fixations et les raccords doivent être adaptés aux charges de vent et de neige prévues.

Couverture de toiture en métal

Le métal n’est pas un isolant thermique

Une simple feuille d’acier ne constitue pas une isolation thermique adaptée à une habitation chauffée. La performance doit être assurée par le complexe de toiture : isolant, pare-vapeur ou membrane lorsque nécessaire, ventilation et autres composants.

Il faut aussi traiter le risque de condensation. Une couverture métallique froide peut provoquer une condensation sur sa face intérieure lorsque de l’air humide entre en contact avec elle. La conception de la toiture doit donc maîtriser les transferts de vapeur et la ventilation.

Qu’en est-il du bruit de pluie ?

Une tôle métallique seule peut transmettre fortement les bruits d’impact de pluie ou de grêle. Dans une habitation, le résultat acoustique dépend de l’ensemble de la toiture : isolation, parements intérieurs, lames d’air et conception de la couverture.

Ce critère doit être étudié lorsque des chambres sont directement aménagées sous le toit.

La toiture en aluminium : légère mais plus spécifique

L’aluminium peut être utilisé comme matériau de couverture sur certaines habitations, extensions, bâtiments annexes ou architectures contemporaines. Il ne faut donc pas le réserver systématiquement aux garages et hangars.

Son faible poids et sa résistance naturelle à la corrosion sont des avantages, notamment dans les environnements où la réduction des charges sur la structure présente un intérêt.

Comme les autres couvertures métalliques, l’aluminium possède une conductivité thermique élevée et ne remplace pas l’isolant. Sa dilatation importante impose également des systèmes de fixation et d’assemblage adaptés.

Le prix et le choix de systèmes disponibles peuvent être moins favorables que pour des couvertures plus courantes selon le projet. La compatibilité avec les autres métaux présents doit aussi être étudiée.

Le cuivre : une solution durable mais coûteuse

Le cuivre est employé sur certaines couvertures, éléments architecturaux et ouvrages de zinguerie. Sa surface évolue avec le temps en développant une patine caractéristique.

Sa malléabilité permet de traiter des formes complexes et sa durabilité peut être élevée lorsque la mise en œuvre est correcte. Son prix constitue cependant un frein important pour une couverture résidentielle complète.

Comme avec le zinc et l’aluminium, les interactions avec les métaux voisins doivent être prises en compte pour éviter des phénomènes de corrosion indésirables.

Le toit en chaume : un savoir-faire très spécifique

Le chaume utilise des tiges végétales, aujourd’hui principalement du roseau pour de nombreuses réalisations. Elles sont assemblées en couches épaisses afin de constituer la couverture.

Son esthétique est indissociable de certaines architectures régionales et son épaisseur lui confère des propriétés différentes de celles d’une couverture mince en métal ou en tuiles.

Une pente suffisante est indispensable

Le principe d’une couverture en chaume est d’évacuer rapidement l’eau afin qu’elle ne pénètre pas profondément dans les végétaux. Une pente importante est donc nécessaire.

Il est préférable de ne pas fixer un seuil universel de 35° : la pente nécessaire dépend notamment du procédé, de la longueur du rampant et des prescriptions professionnelles applicables au chantier.

Un entretien différent des autres couvertures

Le chaume demande une surveillance régulière de son état, en particulier aux zones exposées, aux faîtages et autour des éléments traversant la couverture. Une intervention spécialisée peut être nécessaire au fil de son vieillissement.

La réglementation locale et les contraintes de sécurité incendie doivent également être examinées. Avant de retenir cette solution, vérifiez la disponibilité d’un professionnel maîtrisant réellement ce type de couverture.

Le shingle ou bardeau bitumé : léger et économique

Le shingle est un bardeau constitué d’une armature, généralement en fibres de verre, enrobée de bitume et protégée en surface par des granulats minéraux. Son apparence peut rappeler certains bardeaux traditionnels.

Son faible poids et sa facilité de découpe expliquent son utilisation sur certains abris, annexes, garages ou bâtiments légers. Des systèmes existent également pour des usages résidentiels lorsqu’ils sont expressément prévus à cet effet.

Il ne faut pas considérer le shingle lui-même comme un isolant thermique. Comme pour une couverture métallique, la performance du toit est assurée par l’isolation placée dans le complexe constructif.

Sa durée d’utilisation dépend fortement de la gamme, du support, de l’exposition et de la qualité de pose. Elle est généralement inférieure à celle attendue d’une couverture haut de gamme en ardoise naturelle ou de certains métaux correctement mis en œuvre.

Le bois : bardeaux et tavaillons pour des projets particuliers

Les bardeaux ou tavaillons en bois constituent une véritable famille de couvertures et ne doivent pas être confondus avec l’ardoise. On les retrouve notamment dans certaines architectures montagnardes ou traditionnelles.

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Essence utilisée, orientation des fibres, épaisseur, pente et ventilation conditionnent fortement leur durabilité. Le bois reste un matériau hygroscopique qui doit pouvoir sécher correctement entre les épisodes humides.

Le projet doit aussi tenir compte des exigences relatives au feu et des prescriptions locales. Cette solution demande donc un savoir-faire spécifique plutôt qu’une pose improvisée de simples planches sur la toiture.

Quel matériau choisir pour une toiture à faible pente ?

Une faible pente réduit le nombre de matériaux utilisables avec leurs techniques traditionnelles. L’eau s’évacue moins rapidement et les risques de remontée sous l’effet du vent deviennent plus importants.

Le zinc à joints debout, certains systèmes métalliques et les membranes d’étanchéité destinées aux toitures-terrasses figurent parmi les solutions possibles selon la pente. Certaines tuiles disposent également de procédés permettant une utilisation à des pentes plus faibles, mais uniquement dans les limites prévues par leur documentation technique.

Il ne faut donc jamais choisir une tuile uniquement parce qu’elle correspond au style de la maison sans vérifier son domaine d’emploi sur la pente réelle du toit.

Quel matériau choisir dans une région très ventée ?

La résistance au vent dépend moins du seul matériau que de son système de fixation. Tuiles, ardoises et éléments métalliques doivent être maintenus selon les prescriptions correspondant à l’exposition du bâtiment.

Une maison située sur le littoral, sur un relief exposé ou dans une zone de vents forts peut nécessiter davantage de fixations qu’un bâtiment protégé. Les rives, faîtages et angles de la toiture sont particulièrement sollicités.

Quel matériau choisir en montagne ?

En montagne, la toiture doit supporter les charges de neige correspondant au site et résister aux cycles de gel et de dégel. La pente, les dispositifs de retenue de neige et les évacuations doivent être conçus avec ces contraintes.

Une couverture métallique peut favoriser le glissement de masses de neige, ce qui n’est pas toujours un avantage : au-dessus d’une entrée, d’une terrasse ou d’un passage, une chute brutale peut devenir dangereuse. Des dispositifs adaptés peuvent donc être nécessaires.

Pour les couvertures minérales, vérifiez les performances du produit face au gel et les prescriptions de pose adaptées à l’altitude.

Quel matériau privilégier près de la mer ?

Les embruns salins augmentent les contraintes de corrosion sur les pièces métalliques. Il faut donc examiner la qualité des revêtements de protection, les fixations et la compatibilité entre différents métaux.

La terre cuite et l’ardoise naturelle ne sont pas concernées par la corrosion métallique, mais leurs fixations et éléments de zinguerie le sont. Même avec une couverture minérale, le choix des accessoires doit donc tenir compte de l’environnement marin.

Quelle couverture demande le moins d’entretien ?

Aucune toiture n’est totalement dépourvue d’entretien. Même un matériau qui ne nécessite ni peinture ni traitement particulier doit être inspecté afin de détecter les déplacements, fissures, fixations endommagées, débris ou défauts de zinguerie.

MatériauEntretien courantPoints à surveiller
Terre cuiteInspection et retrait des dépôts gênantsTuiles cassées, déplacements, faîtage
Ardoise naturelleContrôle périodiqueArdoises cassées, crochets, fixations et zinguerie
ZincRelativement limitéJoints, dilatation, raccords et corrosion anormale
AcierContrôle du revêtementRayures, corrosion, fixations et joints
AluminiumRelativement limitéFixations, assemblages et compatibilité des métaux
ChaumeSurveillance plus spécialiséeFaîtage, zones humides et vieillissement localisé
ShingleContrôle de surfaceDécollement, fissuration, perte de granulats

Quel matériau de toiture offre la meilleure isolation ?

Cette question doit être reformulée. Dans une toiture moderne, la couverture n’est généralement pas le principal élément qui détermine la résistance thermique. C’est l’isolant situé entre, sous ou au-dessus des éléments de charpente qui remplit cette fonction.

Pour améliorer réellement la performance énergétique pendant une rénovation de toiture, il faut vérifier :

  • l’épaisseur et la résistance thermique de l’isolant ;
  • la continuité de l’isolation ;
  • les ponts thermiques ;
  • l’étanchéité à l’air ;
  • le comportement de la vapeur d’eau ;
  • la ventilation sous couverture lorsque le procédé l’exige.

Choisir du métal plutôt que des tuiles ou inversement ne permet donc pas, à lui seul, de déterminer quelle maison sera la mieux isolée.

Comparatif des principaux matériaux de couverture

MatériauAtoutsContraintes principalesProjet auquel il convient particulièrement
Tuile terre cuiteChoix de formes, réparabilité, esthétique traditionnellePoids et pente à respecterMaisons traditionnelles et nombreux projets résidentiels
Tuile bétonRégularité, choix de profils et de teintesPoids et évolution esthétiqueConstruction ou rénovation avec charpente adaptée
Ardoise naturelleDurabilité, esthétique, faible entretien de surfacePrix et pose techniqueArchitecture traditionnelle ou haut de gamme
Fibres-ciment actuelRégularité, poids maîtrisé, aspect ardoisé possibleAspect et vieillissement différents de l’ardoise naturelleProjet recherchant une alternative industrialisée
ZincLéger, façonnable, durablePose spécialisée et dilatation à gérerArchitecture urbaine, contemporaine ou formes complexes
Bac acierLéger, pose rapide, grandes longueursCondensation et acoustique à traiterArchitecture contemporaine, annexes et certaines faibles pentes
AluminiumTrès léger, bonne résistance à la corrosionPrix et dilatationArchitectures contemporaines et projets spécifiques
CuivreDurable, façonnable, esthétique caractéristiquePrix élevéOuvrages architecturaux et projets haut de gamme
ChaumeEsthétique unique, matériau végétalPose spécialisée, pente et entretienArchitecture traditionnelle compatible
ShingleLéger et généralement économiqueDurée d’usage plus limitée selon les produitsAnnexes et certains projets légers
Bardeaux boisAspect naturel et régionalPose spécialisée, séchage et entretienArchitecture traditionnelle et projets particuliers

Vérifiez le PLU avant de changer de matériau

Le matériau techniquement le plus intéressant n’est pas nécessairement autorisé sur votre maison. Les règles locales d’urbanisme peuvent encadrer la couleur, la forme, le matériau apparent ou la pente de toiture.

En France, remplacer une couverture à l’identique sans modifier l’aspect extérieur relève généralement de l’entretien ou de la réparation ordinaire et peut être dispensé d’autorisation d’urbanisme.

En revanche, modifier l’aspect extérieur — par exemple en remplaçant les tuiles par un modèle différent ou par une couverture métallique — nécessite dans le cas général une déclaration préalable.

Des règles supplémentaires peuvent s’appliquer dans un site patrimonial remarquable ou aux abords d’un monument historique. Vérifiez donc le PLU et la situation de la parcelle avant de commander les matériaux.

En rénovation, contrôlez la charpente avant de changer de couverture

Un changement de matériau modifie parfois fortement les charges supportées par la charpente. Remplacer une couverture légère par un système plus lourd sans vérifier la structure peut créer des contraintes qui n’étaient pas prévues initialement.

L’inspection doit également rechercher :

  • des déformations anormales ;
  • des pièces de bois fissurées ou endommagées ;
  • des traces d’infiltration ;
  • des attaques d’insectes ou de champignons ;
  • l’état du support de couverture ;
  • les modifications anciennes de la structure.

Profiter de la dépose de la couverture pour contrôler ces éléments permet d’éviter d’enfermer un problème de charpente sous un toit neuf.

Que comparer sur les devis de couverture ?

Le prix au mètre carré du matériau ne représente qu’une partie du coût d’une toiture. Deux devis peuvent utiliser la même couverture tout en prévoir des prestations très différentes.

  • La référence exacte du produit de couverture.
  • Le nombre de mètres carrés réellement traités.
  • La dépose et l’évacuation de l’ancienne couverture.
  • Le traitement des déchets particuliers, notamment en présence éventuelle d’amiante.
  • La réparation ou le remplacement des liteaux, voliges ou supports.
  • L’écran sous-toiture lorsqu’il est prévu.
  • Les éléments de ventilation.
  • Les rives, faîtages et raccords.
  • Les gouttières et travaux de zinguerie.
  • Les travaux autour des cheminées et fenêtres de toit.
  • L’échafaudage et les moyens de sécurité.
  • Les éventuels travaux de charpente.
  • L’isolation lorsqu’elle fait partie du chantier.
  • Les garanties et assurances de l’entreprise.

Les erreurs à éviter lors du choix d’une couverture

  • Choisir uniquement en fonction de l’apparence : pente, exposition et structure doivent être compatibles.
  • Comparer seulement le prix des matériaux : main-d’œuvre, support et zinguerie représentent une part importante du chantier.
  • Considérer la couverture comme l’isolant : la performance thermique repose principalement sur le complexe isolant.
  • Appliquer une pente minimale identique partout : elle varie selon le matériau, le produit, l’exposition et le procédé de pose.
  • Changer de matériau sans vérifier le PLU : l’aspect extérieur peut être réglementé.
  • Installer une couverture plus lourde sans contrôler la charpente : la structure doit reprendre les nouvelles charges.
  • Déposer une ancienne couverture en fibres-ciment sans vérifier l’amiante : certains produits fabriqués avant 1997 peuvent en contenir.
  • Négliger la ventilation et la condensation sous une toiture métallique : ces points doivent être traités dès la conception.
  • Choisir un produit uniquement selon une durée de vie annoncée : support, pose, climat et entretien influencent fortement sa longévité réelle.