Quel carrelage choisir pour sa salle de bain ?

8 janvier 2022

Le carrelage est particulièrement adapté à la salle de bains parce qu’il résiste bien à l’usage quotidien, se nettoie facilement et permet de créer des ambiances très différentes. Mais un beau carreau n’est pas forcément un bon choix partout. Un modèle destiné au mur ne possède pas nécessairement les caractéristiques nécessaires pour être posé au sol, tandis qu’un carrelage parfaitement adapté au centre de la pièce peut devenir trop glissant dans une douche de plain-pied.

Pour choisir un sol de salle de bain, il faut donc regarder au-delà de la couleur et du format. Résistance à l’usure, comportement à l’eau, facilité d’entretien, glissance, compatibilité avec le support et qualité de la pose jouent directement sur la durabilité et le confort.

Les contraintes ne sont pas non plus identiques autour d’une douche, derrière une vasque ou sur un mur qui ne reçoit pratiquement jamais de projections. Une salle de bains réussie associe ainsi souvent plusieurs choix cohérents plutôt qu’un unique carrelage appliqué indistinctement sur toutes les surfaces.

Commencer par distinguer le carrelage mural du carrelage de sol

La première question n’est pas de savoir si vous préférez le marbre, la faïence ou un effet bois. Il faut d’abord déterminer où le produit sera posé.

Un carrelage installé au sol doit supporter les passages répétés, les petits chocs, le poids du mobilier et les contraintes liées à l’utilisation de la pièce. Dans une salle de bains, il doit également conserver des caractéristiques adaptées lorsque le sol est humide.

Les contraintes mécaniques sont généralement plus faibles sur un mur. Cette différence explique pourquoi certains carreaux décoratifs destinés aux parois ne sont pas prévus par leur fabricant pour une utilisation au sol.

Il est donc incorrect de considérer qu’un beau carreau mural peut automatiquement être utilisé pour le sol. Avant l’achat, vérifiez toujours la destination indiquée par le fabricant ou le distributeur. À l’inverse, de nombreux carreaux de sol peuvent également être utilisés sur les murs à condition que leur format, leur poids, le support et la technique de pose soient compatibles.

Le classement UPEC aide à choisir un carrelage de sol adapté

En France, le classement UPEC constitue un repère intéressant pour comparer les revêtements de sol. Chaque lettre correspond à une famille de sollicitations : U pour l’usure liée notamment à la marche, P pour les sollicitations mécaniques et le poinçonnement, E pour le comportement à l’eau et C pour celui face à certains agents chimiques courants.

Le principe consiste à mettre en relation les performances du revêtement avec les contraintes du local dans lequel il sera installé. Pour une salle de bains domestique, l’exposition à l’eau constitue naturellement un élément important.

Un carrelage bénéficiant d’une certification QB UPEC fournit ainsi des performances contrôlées correspondant à son usage. Cette certification n’est cependant pas le seul critère possible pour sélectionner un produit ; elle constitue surtout un moyen pratique de vérifier que le carreau possède des caractéristiques documentées.

La résistance à la glissance est essentielle dans les zones mouillées

Une salle de bains comporte des situations où l’on marche pieds nus sur un sol humide. Un carrelage très lisse et brillant peut être agréable visuellement mais devenir moins confortable lorsqu’il reçoit de l’eau.

Le CSTB utilise notamment des classements de résistance à la glissance « pieds nus » (PN) et « pieds chaussés » (PC) dans ses essais. Pour une zone régulièrement mouillée, en particulier une douche carrelée, il est intéressant de demander au fournisseur si une performance de glissance pieds nus a été mesurée et si elle convient à la configuration prévue.

Il faut éviter de choisir uniquement à partir du toucher en magasin. Un relief très marqué ne garantit pas à lui seul une bonne résistance au glissement, tout comme une surface relativement douce n’est pas nécessairement dangereuse. Les performances mesurées constituent un indicateur beaucoup plus fiable.

Le grès cérame est souvent le choix le plus polyvalent

Le grès cérame est aujourd’hui extrêmement répandu dans les salles de bains. Sa fabrication permet d’obtenir un matériau dense et peu absorbant, disponible dans de nombreux formats et finitions.

Contrairement à l’idée selon laquelle il proposerait principalement des couleurs monochromes, l’offre actuelle est particulièrement large. Le grès cérame peut imiter le bois, le marbre, le travertin, le terrazzo, le béton, la pierre ou encore certaines surfaces métalliques.

Cette variété permet d’utiliser le même univers esthétique au sol et au mur sans employer nécessairement un matériau naturel plus contraignant à entretenir. Un grès cérame effet pierre peut par exemple reproduire visuellement certaines nuances tout en offrant un comportement plus homogène face à l’eau et aux produits d’entretien.

Pour une salle de bain rénovée, il constitue donc souvent un excellent point de départ. Il faudra néanmoins choisir la référence et la finition en fonction de son emplacement précis : un grand carreau poli destiné à une paroi décorative et un carreau antidérapant de douche ne remplissent pas la même fonction, même s’ils appartiennent à la même collection.

La faïence offre un beau rendu, mais elle est fragile

La faïence reste particulièrement intéressante pour les murs

La faïence est appréciée pour ses possibilités décoratives. Couleurs profondes, surfaces brillantes, petits formats, motifs ou effets artisanaux permettent de créer une crédence de vasque ou un mur de douche très différent d’un sol en grès cérame.

De nombreuses références en faïence sont destinées exclusivement aux revêtements muraux. Elles ne possèdent alors pas les caractéristiques mécaniques requises pour être utilisées au sol.

Il vaut toutefois mieux vérifier la fiche du produit que retenir la règle simplifiée « faïence interdite au sol ». Dans le langage commercial, les appellations peuvent être utilisées de manière assez large. Ce qui compte réellement est le domaine d’emploi déclaré pour la référence achetée.

Pour les murs, le CSTB dispose d’ailleurs d’un classement WallPEC destiné aux carreaux céramiques muraux. Comme pour le sol, cette approche permet de s’intéresser aux performances du produit plutôt qu’à son apparence uniquement.

La pierre naturelle offre un résultat unique mais demande davantage d’attention

Marbre, travertin, ardoise, granit et autres pierres naturelles possèdent des variations de teinte et de veinage impossibles à reproduire exactement d’un carreau à l’autre. Cette singularité explique en grande partie leur attrait dans une salle de bains haut de gamme ou de caractère.

Il est toutefois trompeur de présenter toutes les pierres naturelles comme également robustes et faciles à vivre. Leur porosité, leur dureté et leur sensibilité aux produits chimiques varient fortement selon la roche.

Le marbre et de nombreuses pierres calcaires sont par exemple sensibles aux produits acides. Certains nettoyants anticalcaires utilisés couramment dans les salles de bains peuvent attaquer leur surface ou modifier leur aspect. Le travertin demande lui aussi une méthode d’entretien adaptée.

Une pierre poreuse peut nécessiter un traitement de protection compatible avec son usage. Celui-ci n’est pas nécessairement définitif et peut devoir être renouvelé selon le produit et les conditions d’utilisation.

Avant de choisir une pierre uniquement pour obtenir un rendu esthétique et très tendance dans votre salle de bain, renseignez-vous donc sur son entretien réel. Si vous utilisez fréquemment des produits anticalcaires puissants et souhaitez une surface demandant peu de précautions, un grès cérame effet pierre peut être plus adapté.

Marbre, travertin, ardoise ou granit : leurs contraintes sont différentes

Le marbre séduit par son veinage et ses variations, mais son caractère calcaire demande de bannir de nombreux produits acides. Une finition très polie peut également devenir glissante lorsqu’elle est mouillée, ce qui incite à réserver certaines références aux murs ou aux zones sèches.

Le travertin offre un aspect chaleureux caractéristique avec ses cavités naturelles. Selon sa finition, celles-ci peuvent être rebouchées. Son entretien et sa protection doivent être choisis en fonction du traitement appliqué et du niveau d’exposition à l’eau.

L’ardoise propose une surface très expressive et souvent sombre. Là encore, toutes les pierres commercialisées sous cette appellation n’ont pas exactement les mêmes caractéristiques.

Le granit est généralement reconnu pour sa résistance mécanique, mais son comportement dépend de la variété et de sa finition. Pour toutes les pierres, il est préférable de sélectionner un produit explicitement prévu pour l’usage envisagé et de respecter la méthode de pose correspondante.

Construisons votre projet

Étude de votre projet — maison, extension, rénovation.

Demander un devis

Le carrelage ne rend pas une douche étanche à lui seul

Cette notion est particulièrement importante lors d’une rénovation. Les carreaux, la colle et les joints constituent le revêtement visible, mais ils ne doivent pas être considérés comme une étanchéité complète de la construction.

L’Agence Qualité Construction rappelle notamment que, dans une douche carrelée de plain-pied, l’eau peut passer à travers le système de carrelage et atteindre le support. Le traitement situé sous le revêtement est donc essentiel.

Selon le support et la configuration, différents procédés de protection ou d’étanchéité peuvent être nécessaires. Les raccords entre le sol et les murs, autour du receveur, de la bonde ou des traversées de canalisations constituent des points particulièrement sensibles.

Choisir un carreau « spécial salle de bains » ne corrige donc pas une préparation défaillante. Une douche durable dépend autant de ce que l’on ne voit plus après les travaux que du carrelage choisi pour la finition.

Pour une douche à l’italienne, le sol demande une attention supplémentaire

La douche de plain-pied cumule plusieurs contraintes : exposition répétée à l’eau, risque de glissance, pente vers l’évacuation et raccordement de l’étanchéité.

Le format du carrelage doit être compatible avec la géométrie du sol. Lorsqu’une pente doit converger vers une petite évacuation centrale, les carreaux de faible format ou la mosaïque peuvent simplifier la création des différentes pentes sans provoquer de désaffleurements importants.

Avec un caniveau linéaire et une pente organisée dans une seule direction, des formats plus grands peuvent devenir plus faciles à mettre en œuvre. Le choix doit donc être lié au système de douche plutôt qu’à une règle générale imposant automatiquement la mosaïque.

Pour une douche « zéro ressaut » en construction neuve, le CSTB rappelle par ailleurs l’importance de l’étanchéité de la partie courante du sol, de la résistance à la glissance et du traitement des raccords avec le dispositif d’évacuation.

carreaux en pierre naturelle

Les grands carreaux peuvent parfaitement convenir à une petite salle de bains

L’idée selon laquelle une petite salle de bains doit obligatoirement recevoir de petits carreaux est surtout une règle décorative ancienne. Il n’existe pas de relation aussi simple entre la surface de la pièce et le format du carrelage.

De grands carreaux peuvent au contraire apporter une impression de continuité grâce à la réduction du nombre de joints. Un format de 60 × 60 cm peut parfaitement fonctionner dans une salle de bains compacte si le plan de calepinage évite une accumulation de petites coupes disgracieuses.

Le choix dépend davantage de la géométrie de la pièce. Une salle de bains comportant de nombreux angles, niches et petits retours demandera davantage de découpes avec de très grandes dalles.

Il faut également prendre en compte la planéité du support et les prescriptions de pose. Plus le carreau est grand, plus les défauts du support deviennent difficiles à compenser correctement.

Le NF DTU 52.2 a élargi le domaine des grands formats

La version de 2022 du NF DTU 52.2 consacré à la pose collée a fait évoluer les dimensions admises dans son domaine d’application. Pour les carreaux céramiques concernés par ces dispositions, la surface peut notamment atteindre 3 600 cm² en pose murale et 10 000 cm² pour certains sols intérieurs.

Cela ne signifie pas que tous les carreaux de ces dimensions peuvent être collés sur n’importe quel mur ou n’importe quel sol. Nature du carreau, support, hauteur de pose, colle, planéité et conditions de mise en œuvre restent déterminants.

Les très grands formats sortant des configurations traditionnelles peuvent également relever de règles professionnelles ou de systèmes disposant de justifications spécifiques. Si vous envisagez des dalles particulièrement grandes, vérifiez donc la documentation technique de la référence et de la méthode de pose.

Les petits carreaux restent très intéressants pour certaines zones

La mosaïque et les petits formats ne sont pas réservés aux petites salles de bains. Ils offrent une grande liberté pour épouser des surfaces complexes, habiller une niche ou accompagner la pente d’un sol de douche.

Les nombreux joints modifient également le comportement de la surface sous le pied. Cela ne dispense pas de vérifier les caractéristiques du produit, mais cette fragmentation peut être intéressante dans certaines zones mouillées.

En contrepartie, davantage de joints signifie davantage de surface de jointoiement à entretenir. Pour une personne qui souhaite un nettoyage très rapide, recouvrir toute la salle de bains de mosaïque peut donc devenir plus contraignant qu’utiliser de grands carreaux sur les zones courantes et réserver les petits formats à la douche ou aux détails décoratifs.

La finition mate, satinée ou brillante change l’usage autant que le style

Une surface brillante réfléchit fortement la lumière et peut donner un aspect très lumineux aux murs. Elle facilite également certains nettoyages lorsque sa surface est suffisamment lisse.

Au sol, une finition très polie doit être évaluée avec davantage de prudence, notamment dans les zones susceptibles d’être mouillées. La performance de glissance du produit reste plus importante que l’appellation commerciale de sa finition.

Les surfaces mates ou légèrement structurées offrent un rendu différent et peuvent mieux masquer certaines traces. Mais plus le relief est prononcé, plus des résidus de savon ou du calcaire peuvent parfois s’accrocher aux creux.

Dans une douche, il faut donc trouver un équilibre entre adhérence sous le pied et facilité d’entretien plutôt que rechercher la texture la plus rugueuse possible.

Choisir la couleur en pensant aussi aux traces de calcaire

Un carrelage très sombre crée une atmosphère élégante, mais les dépôts blanchâtres laissés par une eau calcaire peuvent y être particulièrement visibles. Cette question mérite d’être prise en compte sur les murs de douche et autour de la robinetterie.

À l’inverse, un carrelage très clair peut mieux masquer certaines traces minérales mais rendre d’autres salissures plus visibles. Les finitions nuancées, effets pierre ou terrazzo constituent souvent un bon compromis pour les utilisateurs qui souhaitent limiter la visibilité des petites traces quotidiennes.

Avant de choisir une surface entièrement noire pour une douche, renseignez-vous également sur la dureté de l’eau dans votre logement et sur le temps que vous souhaitez consacrer au séchage ou au nettoyage des parois.

Les joints font partie intégrante du résultat

La couleur et la largeur des joints modifient fortement la perception d’un carrelage. Un joint très proche de la teinte des carreaux crée davantage de continuité. Un contraste marqué souligne au contraire chaque module et peut devenir un véritable choix graphique.

La largeur ne doit cependant pas être choisie uniquement pour des raisons esthétiques. Elle dépend du produit, de sa régularité dimensionnelle, du support et des prescriptions applicables à la pose.

Un carreau rectifié permet généralement de créer des joints plus fins que certains carreaux non rectifiés, mais « rectifié » ne signifie pas « pose sans joint ». Une largeur minimale reste nécessaire pour permettre une mise en œuvre correcte.

Dans les zones humides, le joint doit également être réalisé avec un produit adapté. Il ne faut toutefois pas lui attribuer une fonction qu’il n’a pas : le joint visible n’est pas le système d’étanchéité de la douche.

Les joints époxy peuvent être intéressants dans les zones fortement sollicitées

Les mortiers époxy offrent une faible absorption d’eau et une bonne résistance à de nombreux produits chimiques. Ils peuvent donc être intéressants dans certaines douches ou zones nécessitant un entretien fréquent.

Devis rapide et précis

Plans, délais, budget — on s’occupe de tout.

Obtenir un devis

Leur mise en œuvre est toutefois plus exigeante qu’un joint ciment traditionnel. Les résidus doivent être nettoyés correctement au moment de la pose, faute de quoi un voile particulièrement difficile à enlever peut rester sur les carreaux.

Leur utilisation doit aussi être compatible avec le carrelage choisi. Une pierre naturelle sensible ou une surface particulièrement texturée demande des précautions spécifiques.

Le calepinage doit être décidé avant le début de la pose

Le calepinage consiste à déterminer comment les carreaux seront répartis sur la surface. Cette étape peut transformer complètement le résultat final.

Commencer mécaniquement avec un carreau entier dans un angle peut conduire à terminer la paroi opposée avec une bande de quelques centimètres particulièrement disgracieuse. Un léger décalage de départ permet parfois d’obtenir des coupes équilibrées des deux côtés.

Autour d’une vasque, d’une niche ou d’une fenêtre, le calepinage peut aussi permettre d’aligner les joints sur les principaux éléments architecturaux. Avec de grands carreaux effet marbre, il devient même possible de réfléchir à la continuité des veinages entre plusieurs dalles.

Acheter une quantité supplémentaire pour les coupes et réparations futures

Commander exactement la surface mathématique de la salle de bains est rarement une bonne idée. Les découpes, éventuelles casses et choix de calepinage nécessitent une marge.

Le pourcentage supplémentaire dépend du format, de la géométrie de la pièce et du type de pose. Un motif en diagonale ou une salle de bains comportant de nombreuses niches produit généralement davantage de chutes qu’une petite surface rectangulaire très simple.

Conserver quelques carreaux après les travaux est également utile. Plusieurs années plus tard, la même référence peut ne plus être fabriquée ou présenter une nuance différente. Disposer de quelques pièces provenant du lot d’origine facilite une réparation locale.

Vérifier les nuances et calibres avant la pose

Les carreaux peuvent présenter des variations entre différents lots de fabrication. Pour un projet important, il est préférable que les cartons appartiennent à des références de nuance et de calibre compatibles.

Sur les collections volontairement nuancées, ouvrez plusieurs cartons avant la pose et mélangez les carreaux. Cette méthode évite de créer accidentellement une zone très uniforme suivie d’une autre beaucoup plus contrastée.

Pour la pierre naturelle, cette préparation est encore plus importante puisque les variations font partie du matériau. Présenter les dalles avant la pose permet d’éviter de regrouper par hasard toutes les teintes les plus foncées dans un même coin.

Le support compte autant que le carrelage

Un carreau extrêmement résistant peut fissurer ou se décoller s’il est posé sur un support inadapté. Planéité, stabilité, humidité et préparation du support doivent être vérifiées avant le collage.

Cette exigence devient particulièrement importante avec les grands formats. Leur rigidité laisse moins de possibilités pour suivre les irrégularités de la surface.

Dans une rénovation, retirer l’ancien carrelage peut révéler une chape fissurée, des différences de niveau ou un support dégradé par l’humidité. Poser immédiatement le nouveau revêtement sans corriger la cause risque de reproduire rapidement les mêmes désordres.

Le chauffage au sol impose de regarder le système complet

Le carrelage est souvent associé au chauffage par le sol parce qu’il conduit efficacement la chaleur et ne crée pas une couche isolante importante lorsqu’il est correctement mis en œuvre.

Mais la compatibilité ne dépend pas uniquement du carreau. Support, chape, colle, joints et protocole de mise en chauffe doivent correspondre au système de plancher chauffant installé.

Lors d’une rénovation, informez donc le carreleur de l’existence du chauffage avant de choisir les produits de pose. Une remise en température trop rapide après les travaux peut également être déconseillée selon le système.

Choisir selon le temps que vous souhaitez consacrer à l’entretien

Un matériau spectaculaire peut devenir frustrant s’il nécessite des précautions incompatibles avec votre mode de vie. Avant l’achat, demandez comment le carreau se nettoie et quels produits sont déconseillés.

Le grès cérame demande généralement peu de contraintes au quotidien, mais une surface très texturée pourra retenir davantage les résidus. La pierre naturelle nécessite parfois des produits au pH adapté et l’exclusion stricte de certains nettoyants.

Le nombre de joints influence également le temps de nettoyage. Une mosaïque couvrant toute une grande douche offre beaucoup plus de lignes de joint qu’un grand format.

Pour les murs, décider où le carrelage est réellement utile

Une salle de bains n’a pas nécessairement besoin d’être carrelée du sol au plafond sur toutes ses parois. Les zones directement soumises aux projections d’eau demandent naturellement une finition et une protection compatibles avec leur exposition.

Sur un mur éloigné de la douche ou de la baignoire, une peinture adaptée aux pièces humides peut parfaitement compléter le carrelage. Cette association permet de réduire le coût, d’alléger visuellement la pièce et de modifier plus facilement la décoration par la suite.

Une stratégie fréquente consiste par exemple à carreler généreusement l’espace douche, créer une crédence derrière la vasque puis utiliser une finition peinte sur les parois moins sollicitées. Le choix dépend de l’agencement et du niveau d’exposition réel à l’eau.

Dans une petite salle de bains, simplifier les matières peut être plus efficace que réduire les carreaux

Ce n’est pas nécessairement la taille des carreaux qui surcharge visuellement un petit espace, mais souvent l’accumulation de motifs, couleurs et changements de matériaux.

Utiliser le même grès cérame au sol et sur une partie des murs peut créer une impression de continuité. Une autre possibilité consiste à choisir un sol relativement neutre puis concentrer un carreau plus expressif dans la douche ou derrière le meuble vasque.

Le niveau de contraste des joints compte également. Des joints proches de la teinte du carreau rendent généralement le quadrillage moins visible, tandis qu’un joint très contrasté accentue chaque module.

Avant l’achat, comparer les caractéristiques plutôt que les seules photos

Une fiche produit utile doit permettre de savoir si le carreau est destiné au mur, au sol ou aux deux, dans quelles conditions il peut être utilisé et quelles sont ses principales caractéristiques techniques.

Pour le sol, recherchez notamment des informations sur son usage et sa résistance. Dans les zones humides où l’on marche pieds nus, intéressez-vous aussi aux données de glissance lorsque celles-ci sont disponibles.

Pour la pierre naturelle, renseignez-vous sur la porosité, les traitements recommandés et les produits d’entretien incompatibles. Pour les très grands formats, vérifiez que le support et la méthode de pose entrent dans le domaine d’emploi du produit et du système choisi.

Ces vérifications sont beaucoup plus fiables que les descriptions générales telles que « ultra-résistant », « antidérapant » ou « spécial salle de bains » lorsqu’elles ne sont accompagnées d’aucune caractéristique mesurable. Elles permettent surtout de choisir séparément le bon carreau pour le sol courant, la douche et les murs plutôt que de demander au même produit de répondre à des contraintes qui ne sont pas identiques.